La chirurgie orthognatique permet de retrouver les fonctions normales des mâchoires déformées. De nombreux chirurgiens-dentistes se  spécialisent dorénavant dans cette discipline pour améliorer la vie de nombreux patients souffrant de pathologies maxillo-faciales.

En quoi consiste la chirurgie othognatique ?

La chirurgie orthognatique désigne une chirurgie maxillo-faciale qui corrige les déformations des mâchoires et des os du visage causant des troubles fonctionnels de mastication, de l’élocution, de la respiration. De plus, elle améliore l’aspect esthétique. Elle est réalisée par un chirurgien dentiste.

Cette chirurgie ne s’effectue que lorsque la croissance a stoppé, approximativement à 16 ans.

Les indications comprennent :

  • Incapacité à saisir ou mastiquer la nourriture
  • Asymétrie du visage, de face ou de profil
  • Mâchoire trop en avant ou trop en arrière
  • Impossibilité de fermeture complète des lèvres
  • Apnée du sommeil
  • Respiration buccale
  • Ronflements
  • Voix nasonnée
  • Béance persistante malgré la bouche fermée
  • Dents usées par la malposition des mâchoires
  • Gencive visible lors de la fermeture des lèvres
  • Douleurs maxillo-faciales chroniques par dysfonctionnement au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire
  • Correction par prothèse, implants ou orthodontique difficiles à cause de l’espace intermaxillaire trop important
  • Blessures ou malformations congénitales au niveau du visage.

Pour obtenir des informations supplémentaires, n’hésitez pas à consulter chirurgiendentiste.info 

Les étapes de la chirurgie orthognatique

La première étape consiste à une première consultation en centre dentaire pour évaluer les lésions. Cela permet de planifier toutes les interventions médicales et chirurgicales adaptées.

Avant la chirurgie proprement dite, des broches dentaires sont fixées  pendant environ 12 à 24 mois pour aligner les dents. À la fin de cette période, le chirurgien-dentiste évalue virtuellement l’apparence et la fonctionnalité finales gagnées après la chirurgie.

La chirurgie se pratique sous anesthésie générale dans une clinique dentaire. Les mâchoires sont repositionnées et fixées par des plaques et des vis. En général, la chirurgie est entièrement intrabuccale et ne laisse aucune cicatrice disgracieuse sur le visage.

Parfois, une greffe osseuse s’ajoute à la mâchoire.

L’hospitalisation dure un à deux jours et la récupération arrive après trois à six semaines.

Une prescription d’antidouleurs permet de soulager les inconforts de la chirurgie. Parfois, des antibiotiques sont prescrits.

Des consignes sur l’alimentation sont données après l’intervention. Il s’agit le plus souvent d’une alimentation liquide ou molle. Des aliments solides sont introduits petit à petit par la suite.

Un suivi postopératoire s’ensuit. Le patient est autorisé à reprendre ses activités professionnelles ou ses études après une à quatre semaines selon les cas individuels.

Les bénéfices et les risques

Le réalignement des dents et de la mâchoire permet de rétablir les troubles fonctionnels et de retrouver l’harmonie du visage. La différence sur le plan esthétique peut être spectaculaire. Mais il s’agit prioritairement d’une intervention qui améliore la qualité de vie des patients souffrant des conséquences mécaniques et physiques de la malocclusion et de la malposition des mâchoires. Le patient peut retrouver une mastication normale ou obtenir des dents en bonne santé ne nécessitant que des soins basiques. Il retrouve une respiration nasale et regagne de la confiance en soi. Les proportions du visage sont rééquilibrées. Cette opération améliore l’élocution et la phonation et soulage les douleurs musculaires et articulaires occasionnées.

Cette intervention doit néanmoins se faire dans un cabinet dentaire spécialisé  avec un chirurgien-dentiste qualifié, car des risques subsistent. L’appel à des professionnels aide à se prévenir de certaines complications temporaires sans séquelles ou des complications permanentes irréversibles. On compte parmi ces complications les infections, les douleurs au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire, la nécrose d’une dent. Parfois, on observe un échec de la fixation des dents, une récidive ou une fracture imprévue de la mandibule. Une paresthésie partielle ou totale de la face par atteinte des nerfs faciaux peut se manifester par des fourmillements et engourdissements.

Pour conclure, cette intervention chirurgicale comporte des avantages significatifs, mais toutes les  précautions doivent être prises afin d’en retirer le meilleur.